Réussite des étudiants : la revanche des petites universités

Réussite des étudiants

L’université française est-elle en échec ? A lire les statistiques publiées mi-avril par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, les scores ne sont pas fameux. Seuls 27 % des 154 144 étudiants de France inscrits en première année en 2008 ont, trois ans plus tard, décroché leur licence. Si l’on ajoute les 12 % qui ont redoublé une année et l’ont obtenue en 2012, le taux grimpe à 40 % de réussite.

Voir l’infographie : La « valeur ajoutée », un critère qui chamboule les hiérarchies des universités

Ces résultats sont en recul par rapport à la promotion 2004 (29 % furent diplômés en 2007) en dépit d’un coûteux (730 millions d’euros) plan Réussite en licence – lancé en 2008 par la ministre d’alors, Valérie Pécresse – et dont la Cour des comptes avait tiré un bilan assez critique.

Cette année, et pour la toute première fois, le ministère a publié ces indicateurs par université (et non pas globalement, comme c’était le cas auparavant), mais dans la plus grande discrétion. Il faut aller fouiller dans son site Internet pour découvrir une batterie de tableaux qui ne font l’objet d’aucun commentaire. « Nous sommes favorables à la transparence des statistiques publiques, mais il ne s’agit ni d’un classement ni d’un palmarès, avertit Daniel Filâtre, conseiller de Geneviève Fioraso, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. C’est un outil de travail qui sert à dialoguer avec les universités lors de la négociation du contrat.

 

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Remise de diplôme : comment gérer ses parents ?

Remise de diplôme

Quand on va à sa remise de diplôme, on pense à deux choses en priorité : sa tenue ET ses parents. Comment faire pour qu’ils restent discrets pendant la cérémonie ? Comment faire pour qu’ils ne soient pas mal à l’aise ? Ou, pire, qu’ils ne vous mettent pas mal à l’aise ? Petit tour d’horizon des parents que vous pourriez croiser à votre cérémonie de remise des diplômes. À moins que ce soit déjà les vôtres…

Remise de diplôme : comment gérer ses parents ?

Maud, 24 ans, est fraîchement diplômée d’un Bachelor of Business qu’elle a suivi en Australie à la faculté de La Trobe, à Melbourne, partenaire de Sup de Co Montpellier. En mars dernier, c’est à Montpellier que la cérémonie de remise des diplômes s’est déroulée en présence du vice-doyen de l’université australienne.

Ceux qui vont taper la discut’ avec le directeur de la formation

Pour l’occasion, de nombreux parents avaient fait le déplacement, ceux de Maud notamment. « C’était la première fois qu’ils assistaient à une cérémonie de remise des diplômes. Ils étaient très fiers, très émus, c’était un moment important à leurs yeux », se souvient la jeune fille qui, pourtant, les a prévenus au dernier moment. « Pour moi, la cérémonie ce n’est pas le plus important, ce qui compte c’est d’avoir obtenu le diplôme ! Mais j’aurais dû me douter qu’un événement pareil leur plairait », sourit la jeune diplômée.

Et en effet, il y a de quoi sourire. D’après ses parents, elle n’aurait pas été suffisamment « claire »sur le contenu de la formation qu’elle a suivi en Australie. Et peu importe qu’elle ait déjà validé son diplôme… « Mon père a donc profité de l’occasion pour aller se renseigner lui-même auprès du vice-doyen de l’université australienne. Ils ont discuté un bon moment. Je les observais de loin, mais je ne savais pas ce qu’ils se disaient. Et puis il est revenu, tout content, avec la carte de visite du vice-doyen ! » raconte la jeune femme.

Si c’était à refaire ? « Je préviendrais mes parents plus en amont pour qu’ils s’organisent mieux.Et je les laisserais, encore une fois, discuter avec tout le monde pendant que je profite du moment, avec mes camarades », lance Maud, à qui il en faut plus pour se « taper l’affiche ».

 

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Pour la concurrence des idées dans l’enseignement de l’économie

Pour la concurrence

Le débat récurrent sur l’enseignement de l’économie est important car il concerne le problème majeur de la définition de la science économique et du rôle qu’elle peut jouer dans une société (voir « La crise économique est aussi une crise de l’enseignement de l’économie » dans Le Monde Eco & Entreprise du 3 avril et « Ma licence d’économie ne connaît pas la crise » dans Le Monde du 18 avril).

La réaction vigoureuse exprimée par nombre d’étudiants et de professeurs à l’encontre d’une formalisation mathématique excessive paraît justifiée.

Mais il ne faudrait pas aller jusqu’à condamner l’emploi des mathématiques en économie. Celui-ci a en effet permis des avancées significatives, aussi bien du point de vue purement théorique que du point de vue de l’économie appliquée. Ce qui est en cause, ce n’est pas la formalisation mathématique, mais le caractère presque exclusif de celle-ci dans la formation et dans la recherche économiques.

En effet, le caractère scientifique d’une démarche intellectuelle ne réside pas dans l’emploi de certains instruments – par exemple les mathématiques – mais dans l’aptitude à faire un raisonnement de manière rigoureuse. Mais encore faudrait-ildistinguer la rigueur logique et la rigueur conceptuelle.

UN INSTRUMENT PUISSANT

La première permet de passer d’une proposition à une autre sans risque d’incohérence, et les mathématiques sont de ce point de vue un instrument puissant. A condition de comprendre les concepts que l’on utilise, de savoir les définir, de les relier les uns aux autres.

En mettant l’accent uniquement sur

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La formation professionnelle en France : et si on en parlait ?

La formation professionnelle en France

La formation professionnelle est souvent oubliée dans le débat public sur l’éducation

Diminuer l’échec scolaire et limiter le redoublement, en finir avec le manque d’équité qui ronge le système éducatif français, investir massivement dans le primaire pour que chaque élève maîtrise les compétences de base, adapter des rythmes scolaires pour plus d’individualisation de l’enseignement, revoir la formation des enseignants pour la rendre plus axée sur l’acquisition des compétences pédagogiques … Pas une semaine ne se passe sans que l’un de ces thèmes ne soient abordés dans les médias français, dans le débat politique et même au fond sur ce blog …

Certes, ces objectifs sont louables et surement la clé du succès de la refondation de l’école mais il est tout de même inquiétant que l’on en ait quasiment oublié que la réussite de certains pays passait également par une formation professionnelle de qualité qui prépare les jeunes au monde du travail et permette également aux adultes d’améliorer leurs compétences en cours d’emploi

Ainsi, en Allemagne, en Autriche, en Finlande ou encore en République tchèque, la formation professionnelle est performante et les jeunes diplômés de ce type de programmes contribuent fortement à la croissance économique de leurs pays respectifs, davantage même dans certains cas que ceux qui sortent avec un diplôme universitaire (voir indicateur A10 de Regards sur l’éducation 2012).

Pourtant, elle est peu développée en France par rapport à de nombreux pays de l’OCDE …

Par contraste, en France, mais aussi dans de nombreux pays de l’OCDE (pour ne pas blâmer que la France), la formation professionnelle est souvent éclipsée dans le débat public par l’importance accordée à la formation initiale générale. Et pourtant, rappelons que la France fait partie des pays ou le diplôme est fondamental pour…

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Investissements d’avenir: l’Initative d’excellence de Toulouse est confirmée

Investissements d avenir

L’Initiative d’excellence Université de Toulouse, qui vient d’être confirmée, est destinée à faire émerger 5 à 10 sites universitaires et de recherche à visibilité mondiale.

Geneviève Fioraso, Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, et Louis Gallois, Commissaire général à l’investissement, confirment l’Initiative d’excellence « Université de Toulouse » (IDEX TOULOUSE).

Ce projet qui rassemble les universités, les grandes écoles et les organismes de recherche présents sur le site s’inscrit dans le cadre de l’appel à projets IDEX du programme d’investissements d’avenir (PIA), destiné à faire émerger de 5 à 10 sites universitaires et de recherche à visibilité mondiale. Il a été sélectionné au printemps 2012 par le jury international IDEX. Une concertation approfondie menée depuis cette date a fait évoluer le projet en renforçant son caractère coopératif et en fixant un objectif de type confédéral.

Le 19 décembre 2012, Geneviève Fioraso et Louis Gallois ont pris acte de cette concertation et de ces évolutions et ont, avec madame Marie-France Barthet, Présidente du PRES « Université de Toulouse« , approuvé un premier document et lancé l’élaboration de la Convention IDEX attributive des financements du PIA.

Cette Convention a été préparée au premier trimestre 2013 et soumise aux conseils d’administration des établissements et à celui du PRES. Elle a été approuvée par tous les établissements au cours du mois d’avril.

Il revenait alors aux pouvoirs publics, dans un cadre interministériel, d’apprécier la situation du site de Toulouse et de définir, au regard du contexte global de l’action « Initiatives d’excellence », les mesures les plus pertinentes pour soutenir l’IDEX.

C’est ce qui vient d’être effectué sous l’autorité du Premier ministre qui a pris les décisions suivantes :

  • Le montant du soutien, tel que prévu au printemps 2012, est confirmé à hauteur de 750 millions d’euros de dotation non consommable, apportant au projet plus de 25 millions d’euros d’intérêts par an;
  • La situation particulière de l’IDEX TOULOUSE, un an après la sélection et compte tenu des évolutions apportées au projet, requiert un  dispositif adapté;
  • La période probatoire de l’IDEX, habituellement prévue sur quatre ans, est fixée pour Toulouse à trois ans avec un jalon d’évaluation à deux ans. Cette période de trois années permettra  d’organiser  concomitamment l’évaluation de fin de période probatoire, par le jury international, de l’ensemble des Initiatives d’excellence. Un comité interministériel de suivi IDEX permettra d’assurer l’accompagnement de l’IDEX TOULOUSE et, le cas échéant, de proposer les mesures nécessaires.

C’est à l’issue de ces évaluations en fin de période probatoire que seront prises par le Premier ministre les décisions relatives à la poursuite de chacun des  projets d’Initiatives d’excellence au-delà des périodes initiales de soutien par le programme d’investissements d’avenir.

Le M.E.S.R. et le C.G.I. se réjouissent des investissements  réalisés pour ces projets sur les sites universitaires concernés, les inscrivant ainsi dans la politique de redressement de notre pays.

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Master : ne confondez pas diplôme et grade

Master  ne confondez pas diplôme et grade

Vous visez un bac+5, mais à l’heure des choix, vous vous sentez un peu perdu au royaume des masters… Quelle est la différence entre un master et un mastère ? S’agit-il d’un diplôme dans les deux cas ? Parle-t-on d’un niveau ? D’un grade ? L’Etudiant vous aide à décrypter ces appellations.

Le mot master ne désigne pas seulement un diplôme. C’est aussi un grade (les trois autres grades étant le baccalauréat, la licence et le doctorat). Ce grade vient s’accoler, après autorisation de l’État, à un diplôme équivalent à un bac+5 – soit 240 ECTS (European Credit Transfer System) –, même si ce diplôme ne s’appelle pas forcément master.

Un grade automatique dans certains cas

 

Le grade de master est accordé automatiquement aux DNM (diplômes nationaux de master), qui ne peuvent être délivrés sans la validation de l’AERES (Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur) et aux titres d’ingénieur diplômés validés par la CTI (Commission des titres d’ingénieurs).

Pourquoi seulement ces deux cursus ? Tout simplement parce qu’ils ne peuvent pas être créés sans avoir obtenu une autorisation qui passe par une procédure d’habilitation.Cette procédure est assez lourde. Elle consiste à déposer un argumentaire précis sur le contenu de la formation, le nombre d’heures par matières, le profil d’étudiants concernés, l’encadrement enseignant prévu, la finalité professionnelle ou recherche, etc.

 

Un grade soumis à validation dans d’autres

En dehors des DNM et les titres d’ingénieurs diplômés, d’autres formations peuvent aussi bénéficier du grade master, une fois qu’elles ont été créées. C’est le ministère qui donne son feu vert. Sont concernés aujourd’hui les cursus de certaines écoles de commerce, des écoles d’architecture, des écoles d’art qui délivrent le DNSEP (diplôme national supérieur d’expression plastique), etc. Malheureusement, en dehors des écoles de commerce pour lesquelles il existe une liste de celles dont le diplôme ouvre droit au grade de master publiée régulièrement au BO (“Bulletin officiel”), vous ne trouverez pas de liste à jour pour les autres écoles concernées.

Entre grade et diplôme, faites la différence

D’où des confusions possibles, car une école peut dénommer son diplôme master ou mastère,sans que celui-ci donne droit au grade de master, tout en vous précisant que cette formation est reconnue ou certifiée par l’État au niveau master. Comment est-ce possible ? Tout simplement parce qu’il ne faut pas confondre niveau et grade ! Si l’école en question a son diplôme inscrit au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles), cette inscription est toujours accompagnée d’une indication de niveau correspondant à des compétences professionnelles précises. Le niveau I, notamment, correspond au niveau des compétences attendues d’un diplômé de master. Pour autant, la formation ne donne pas le grade master. Très concrètement cela signifie que vous ne pourrez pas ensuite poursuivre vos études en doctorat.

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Entrepreneuriat étudiant : un axe fort de la politique de Geneviève Fioraso

Entrepreneuriat étudiant  un axe fort

L’entrepreneuriat étudiant est un des axes forts de la politique de Geneviève Fioraso en faveur du transfert et de la création d’entreprises innovantes et s’inscrit dans la politique prioritaire en faveur de l’insertion professionnelle et de l’emploi, conduite par le Gouvernement.

Geneviève Fioraso a participé aux Assises de l’entrepreneuriat, lundi 29 avril, au Palais de l’Elysée.

L’entrepreneuriat étudiant est un des axes forts de la politique en faveur du transfert et de la création d’entreprises innovantes, porté par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

En novembre 2012, lors de la présentation du plan transfert, Geneviève Fioraso avait insisté sur la mesure 7 de ce plan qui vise à mettre en place des cours dédiés à l’innovation et à l’entrepreneuriat dans les formations du supérieur.

Avec la procédure d’accréditation des établissements, instaurée par le projet de Loi sur l’enseignement supérieur et de la recherche, le ministère fixera, dès la rentrée 2014, des objectifs en matière de promotion de l’entrepreneuriat dans la politique des établissements d’enseignement supérieur et de développement de Pôles Etudiants Entrepreneuriat Innovation au niveau des sites.

Dans la continuité de ce plan transfert, Geneviève Fioraso a souhaité la création d’un label « jeunes entrepreneurs » pour les étudiants et jeunes diplômés souhaitant créer leur entreprise. Ce label s’adresse aux étudiants voulant lancer leur projet entrepreneurial au cours de leur dernière année d’études et aux jeunes diplômés souhaitant se lancer dans un projet de création d’entreprise. Ce label leur permettra de bénéficier d’une formation, d’un accompagnement, d’une couverture sociale.

Ces mesures s’inscrivent dans la politique prioritaire en faveur de l’insertion professionnelle et de l’emploi, conduite par le Gouvernement.

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